La patience, un bienfait de l’assurance (Frank Allred)

Le jour vient

Le jour vient où Jésus «transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire» (Philippiens 3:21). Dieu essuiera toute larme de nos yeux «et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur» (Apocalypse 21:1-4). La mort sera «engloutie dans la victoire» (1 Corinthiens 15:54). Quelle merveilleuse perspective ! En attendant, «nous soupirons en nous-mêmes» (Romains 8:23) car il nous est difficile de maintenir notre vie spirituelle sous la pression de notre nature pécheresse et mortelle.

Il est donc essentiel de posséder une espérance pleine de confiance de la gloire à venir pour avoir la persévérance dont nous avons tellement besoin dans ce stress continuel. Sans elle, nous éviterons difficilement les réactions indignes de l’inquiétude et de l’amertume. Nous attendons «l’adoption, la rédemption de notre corps… Si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance» (Romains 8:23-25). La patience va de pair avec l’espérance.

Jésus reste notre modèle

Jésus reste notre modèle suprême à cet égard. L’auteur de la lettre aux Hébreux nous exhorte à fixer les yeux «sur Jésus» et à courir «avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte», car lui aussi fut grandement encouragé à l’heure de l’épreuve par la perspective de la gloire promise. «En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu» (12:2).

Il n’y a pas que la perspective de la gloire future qui nous donne de la persévérance ; il y a également la certitude que nos souffrances dans le temps présent répondent au plan de notre Père céleste. Nous endurerons sans murmures la persécution, la maladie, les accidents et le deuil, si nous sommes convaincus que Dieu les fait concourir à notre bien, même si nous ne savons pas comment.

Nos destinées sont dans sa main

Cette assurance nous empêchera d’accuser sottement Dieu de nous charger de fardeaux que nous estimons trop lourds à porter. Nous savons que quoi qu’il nous arrive, nos destinées sont dans sa main (Psaume 34:16) et «que si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme» (2 Corinthiens 5:1).

Outre l’exemple de Jésus qu’il nous exhorte à suivre, l’auteur de la lettre aux Hébreux nous encourage encore à imiter «ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses» (6:12). Il associe foi et persévérance pour nous enseigner que la foi produit la patience d’attendre l’héritage que Dieu a promis. Au cours de cette période d’attente, la foi accepte (passivement) avec courage ce que Dieu permet, et poursuit (activement) avec persévérance ce qu’il promet. Autrement dit, l’affermissement de notre courage et de notre persévérance dépend dans une grande mesure des progrès et de l’activité de notre foi.

Nous ne sommes pas à l’abri des difficultés

Comme nous l’avons déjà dit, la foi en la providence souveraine de Dieu ne nous met pas à l’abri de difficultés. En fait, elle nous dispense de croire que Christ résoudra tous nos problèmes, guérira toutes nos maladies et transformera notre vie en un long fleuve tranquille.

Cette idée fausse a plongé de nombreux chrétiens dans la désillusion. Les chrétiens remplis d’assurance sont réalistes ; dans ce monde, ils ne s’attendent pas à jouir d’un régime de faveur de la part de Dieu. Puisque leur désir est de faire la volonté de Dieu, ils s’attendent au contraire à rencontrer dans ce monde hostile plus d’épreuves et de tribulations, et non moins, mais ils les endureront avec patience car ils savent que pas un seul cheveu de leur tête ne tombera sans l’accord de Dieu (Matthieu 10:30).

La question angoissante : «Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour mériter cela ?», ne traversera jamais leur esprit. Au contraire, ils diront avec le psalmiste : «Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Éternel l’en délivre toujours», et : «Je me couche et je m’endors en paix, car toi seul, ô Éternel, tu me donnes la sécurité dans ma demeure» (Psaume 34:20 ; 4:9). Ils resteront heureux, sachant que toute épreuve prendra fin dès que le dessein de leur Père céleste aura été atteint. Pendant ce temps, au lieu de considérer les difficultés comme des signes de défaveur divine, les chrétiens pleins d’assurance apprendront à les utiliser pour développer leur foi.


Cet article est tiré du livre : « Êtes-vous sûr d’être sauvé ? » de Frank Allred