La gloire de Dieu comme finalité ultime (Kevin DeYoung)

Si la femme n’est pas soumise à son mari comme au Seigneur, et si le mari n’aime pas sa femme comme Christ a aimé l’Église et a donné sa vie pour elle, comment donc le verset d’Éphésiens 5.32 peut-il s’appliquer ? Le mariage est une image de la relation entre Christ et l’Église. S’il n’existe pas la moindre distinction dans la manière dont nous nous rapportons soit à Christ, soit à l’Église, si l’ordre créationnel n’y est plus représenté, s’il n’y a plus ni tête qui se sacrifie pour son épouse ni soumission joyeuse de cette dernière, que nous reste-t-il alors ? Il nous reste Christ et Christ, ou bien l’Église et l’Église.

Dieu veut manifester quelque chose au sein de notre mariage. En rejetant la différenciation sexuelle, on empêche le cœur même du mariage de s’exprimer et de rayonner. Dieu a effectivement créé le mariage pour donner aux époux un partenariat, des relations sexuelles, et des enfants ; mais Dieu l’a surtout créé afin de révéler le profond mystère de Christ et de l’Église. L’appel est conséquent, la mission lourde de sens. Son plan, c’est que les gens du monde regardent la relation entre mari et femme, et qu’ils y voient une soumission si douce et si joyeuse, et un leadership si aimant et si prêt à renoncer à soi-même, qu’ils seront capables d’y discerner la beauté de la relation entre Christ et son Église. C’est la gloire même de Dieu qui est en jeu.


Cet article est tiré du livre : « Les hommes et les femmes dans l’Église » de Kevin DeYoung